Rallye Terre de Langres 2017 - tylwydd

Rallye Terre de Langres 2017

Maurin impérial

          A loccasion de sa troisième manche, le championnat de France des Rallyes Terre retrouve la Haute-Marne et les chemins de Langres, après ceux des Causses et du Diois. En moderne, 93 équipages se sont donnés rendez-vous pour en découdre sur un parcours en grande partie renouvelé. Réguliers jusque-là, Jordan Berfa (Hyundai i20 R5) et Thibaud Durbec (DS3 WRC) débarquent en leaders du championnat ; auréolé de sa récente victoire au Diois, Noël Tron compte bien récidiver au volant de sa DS3 WC, tout comme Jean-Marie Cuoq et sa C4 WRC, multiples vainqueurs de lépreuve. Julien Maurin, engagé lui aussi en DS3 WRC, compte bien relancer un début de championnat qui ne comprend que six courses. De retour en Focus WRC, Lionel Baud peut viser le podium, tout comme Cyrille Féraud en C4. En groupe N, Arnaud Mordacq fait figure dimmense favori, à linstar de Loïc Astier chez les deux roues motrices. En Junior, pour sa première sur terre après deux manches asphaltes, Franceschi pourrait bien faire parler son expérience, mais il aura fort à faire face à Margaillan, Jouines ou Di Fante.

          Après une édition 2016 largement perturbée par la pluie, les concurrents vont encore devoir composer avec une météo capricieuse, certaines portions relevant plus de la survie que de la course proprement dite ! Et à ce petit jeu, Cuoq se montre le plus rapide dès lES 1 : il devance Tron de 3 secondes, Durbec (qui a connu une petite chaleur à la réception dune bosse) et Maurin (auteur dun tête à queue à mi-spéciale) dun peu plus de 9 secondes. De retour sur terre en DS3 R5, Amourette suit les hommes de tête, mais déjà à plus de 35 secondesMaurin réplique dès lES 2 où Tron sempare de la tête, profitant des soucis mécaniques de Cuoq, soucis dont le pilote Ardéchois ne parviendra dailleurs jamais à se défaire. En signant un nouveau scratch dans lES 3, Maurin termine la première boucle en tête du général, devant Tron et Durbec. Cuoq ne peut faire mieux que 4e. Amourette domine le groupe R et Mordacq, comme prévu, le groupe N. Au volant dune Clio F2000/14, Masclaux rentre au parc à une probante 11e place, tandis quen Fiesta Junior Margaillan devance Chalal (qui ne dispute pas le championnat) et Franceschi.

Durbec en progrès

Soucis pour Cuoq

Féraud en apprentissage

          La deuxième boucle repart dans les mêmes conditions, les averses venant même perturber la course et rendre les spéciales encore plus délicates. Tron dégaine pourtant le premier avec un scratch dans lES 4, mais il ne reprend que 2,3 secondes à Maurin. Le Drômois réplique à nouveau dès la spéciale suivante pour maintenir lécart à un peu plus de 8 secondes. Derrière les deux hommes de tête, Durbec est relégué à plus de 43" et Cuoq à plus dune minute. Pointant au-delà de la 30e place à lissue de la première boucle, Astier poursuit sa remontée derrière Colney et Masclaux. Baud est quant à lui contraint à labandon, trahi par sa mécanique au CH5.

          Malgré une crevaison en fin dES 6, Maurin signe un nouveau meilleur temps alors que Tron, seul à suivre le rythme jusque là, part à la faute dans cet ultime chrono du jour. Le double champion de France rentre donc au parc de Blanchefontaine avec une large avance sur Durbec (plus dune minute), en passe de réaliser une bonne opération au championnat et Cuoq (143"). Au pied du podium pour sa première en 4 routes motrices sur terre, Amourette signe lui aussi une très belle performance en devançant assez largement Féraud et Berfa. 7e scratch, Mordacq mène logiquement le groupe N. Cecchi, Masclaux (premier F2000) et Peluttiero (premier R4) complètent le top 10. Victime dune sortie de route, Colney laisse la première place en R3 à Astier. Dans le championnat Junior, Franceschi a bien réagi etmène désormais la course, deux petites secondes devant Margaillan et cinq devant Chalal. Si Maurin devrait pouvoir se contenter dassurer, la deuxième étape peut encore réserver son lot de surprise, dautant plus que la météo ne semble guère vouloir saméliorer


          Même si quelques accalmies sont prévues niveau ciel, la deuxième étape débute par un coup de tonnerre avec labandon dAmourette avant même le début des hostilités ! Bien décidé à rattraper les secondes perdues la veille, Cuoq sadjuge le premier chrono du jour entre St Geosmes et Perrancey. Avec 16" de reprises, la place de dauphin devient à nouveau envisageable pour le pilote Ardéchois. En signant le meilleur temps dans la deuxième spéciale, il accentue même la pression sur Durbec. Avec moins de 11 secondes davance avant la dernière boucle, rien ne semble pouvoir lui résisterEt pourtant ! Durbec réagit avec un scratch dans lES 9 et peut respirer avant lultime spéciale.

En junior, Franceschi, encore !

          Ultime spéciale remportée par Maurin, qui se replace avec panache au championnat ! Deuxième à plus dune minute et 16 secondes, Durbec aura bien contenu les assauts de Cuoq. Féraud continue son apprentissage de la C4 au pied du podium et devance Berfa, premier groupe R sur la Hyundai. Mordacq remporte le groupe N avec brio, 6e du général devant Cecchi, Masclaux premier F2000 et deux roues-motrices. Astier simpose finalement en R3 après une belle remontée, et Deloy, dont cétait la première pige sur terre, complète le top 10 et prend la deuxième place du groupe N, juste devant Bénier. 12e au scratch, Gaidoz place sa Subaru en tête de la A8, à linstar de Cachod en R2, juste devant les juniors où Franceschi signe une nouvelle victoire, au terme dune bataille à coup de secondes avec Margaillan. En F2000, si Julia finit deuxième de groupe et de classe 14, Vital simpose dans la classe 13. Le groupe A est quant à lui dominé par les Peugeot : 106 de Sabatier en A6, 206 de Colombe en A6K, 306 de Tatin en A7 et 106 de Mougin en A5. Dans le groupe N, derrière lintouchable Mordacq en N4, on retrouve Brisson et sa Swift, premiers N2, Duclaux et sa 206 en N3 et Vuittenez, premier N1.

          Du côté des historiques, doublure traditionnelle du rallye, Jacob sur Ford Escort et Cannavese sur Lancia Delta se disputent la tête et les scratchs tout au long de la première étape, qui voit le premier cité mener de moins de 5 » ! Las, la deuxième étape leur sera fatale, puisque tous deux doivent renoncer dès lES 7, trahis par leur mécanique. Burkart sempare alors provisoirement de la place de leader, quil cèdera à Mallen dès lES 8, avant dabondonner à son tour dans lavant dernière spéciale. La catégorie na pourtant pas fini de surprendre : dans lultime chrono, Guino Kenis réussit à imposer sa M3, sur le fil, devant la Lancia de Mallen ! Jacquot complète le podium sur son Alfa GTV6, devant Depoorter et sa MK2, dernier des quatre survivants en VHC.

          67 équipages (63 modernes et 4 historiques) auront tout de même réussi à sextraire dun rallye éprouvant mais à lorganisation sans faille dans des conditions climatiques difficiles cette année encore. Tous les regards sont maintenant tournés vers la prochaine manche, du côté de la Lozère.


Texte et photos S. P.

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